Thèmes allemands corrigés

 

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Michel Luciani


Traductions :

1. Iéna 2003 LV1
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2. Ecricome 2004 LV1 (cliquer ici)
3. Iéna 2004 LV1 (cliquer ici)
4. Ecricome 2005 LV1 (cliquer ici)
5. HEC 2005 LV1 (cliquer ici)
6. HEC 2005 LV1 (épreuve d'anglais) (cliquer ici)
7. Iéna 2005 LV1 (cliquer ici)
8. Ecricome 2006 LV1 (cliquer ici)
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10. Ecricome 2007 LV1 (cliquer ici)

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Iéna 2003 LV1

Ne pourrait-on pas penser que les problèmes liés à l'élargissement de l'Europe vers l'Est montrent justement que le poids du passé continue à influencer la politique allemande ?
Alfred Grosser : Ceux qui craignent que cette évolution conduira à un regain de puissance de l'Allemagne se trompent. Un simple constat : même si l'ancienne génération continue à parler majoritairement l'allemand en République tchèque ou en Hongrie, la plupart des jeunes, eux, se mettent à l'anglais. En fait, cet élargissement pose à l'Allemagne un problème complexe, car les capitaux que les hommes d'affaires allemands investiront à Prague ne seront pas investis à Leipzig ou ailleurs dans l'ex-Allemagne de l'Est.
Or on est en train de découvrir que l'unification n'a toujours pas été réalisée et qu'une véritable récession économique, encore aggravée par le départ de nombreux jeunes à l'Ouest, menace maintenant les régions de l'Est…

D'après une interview d'Alfred Grosser dans «Le Nouvel Observateur» N° 1976, 25 septembre 2002

Corrigé

Könnte man nicht denken, dass die Probleme, die mit der EU-Erweiterung nach dem Osten hin einhergehen, eben zeigen, dass die Vergangenheit weiterhin auf der deutschen Politik lastet?
Alfred Grosser : Diejenigen, die fürchten, diese Entwicklung könnte zu einem erneuten Machtzuwachs Deutschlands führen, irren sich. Wir stellen ganz einfach fest, dass in der Tschechischen Republik oder in Ungarn die meisten Jugendlichen nun die englische Sprache erlernen, auch wenn die ältere Generation weiterhin überwiegend Deutsch spricht. Diese EU-Erweiterung stellt eigentlich Deutschland vor ein komplexes Problem, denn die Gelder, die die deutschen Geschäftsleute in Prag investieren werden, können eben nicht in Leipzig oder anderswo in der Ex-DDR investiert werden.
Dabei nimmt man gerade wahr, dass die Wiedervereinigung immer noch nicht verwirklicht ist und dass eine regelrechte Rezession nunmehr den ostdeutschen Regionen droht, wobei diese Rezession auch noch dadurch verschlimmert wird, dass viele junge Deutsche in den Westen ziehen…

Nach Le Nouvel Observateur

Ecricome 2004 LV1

Ce fut un mariage d'amour. Peu de femmes auront, je le crois, été aimées comme j'ai eu la chance de l'être. J'ai trouvé un vrai bonheur à vivre cet amour sans cesse démontré. Nous voulions fonder une famille. Jean-Marc souhaitait huit, dix et pourquoi pas douze enfants ! C'était beaucoup trop pour moi, qui estimais mes capacités éducatives à un moindre niveau. J'avais déjà conquis un peu de liberté, je n'étais pas prête y renoncer. Nous avions conclu un pacte. Jean- Marc s'est engagé à prendre une grande part à l'éducation des enfants afin de me permettre d'élargir mon champ d'activité. Nous avons eu sept enfants. Et, chaque fois, il a respecté sa promesse. Comme moi, il a donné les biberons la nuit, il a accompagné les enfants à l'école, il a rencontré leurs professeurs, il s'est occupé d'eux le dimanche. Et cela à une époque ou le partage des tâches au sein du couple était loin d'être à l'ordre du jour. Il a été et reste un père exemplaire.

D'après Monique Pelletier, La ligne brisée, Éditions J'ai lu, 1995

Corrigé

Es war eine Liebesheirat. Wenigen Frauen, glaube ich, dürfte der Glücksfall zuteil geworden sein, so sehr geliebt zu werden wie ich selbst. Ich habe ein wahres Glück dadurch genossen, dass ich diese immer wieder erwiesene Liebe erleben konnte. Wir wollten eine Familie gründen. Jean-Marc wünschte sich acht, zehn oder sogar zwölf Kinder! Es war mir viel zu viel, denn ich schätzte meine erzieherischen Fähigkeiten nicht so hoch ein. Ich hatte mir schon etwas Bewegungsfreiheit erkämpft und war nicht bereit, darauf zu verzichten. Wir hatten einen Pakt geschlossen. Jean-Marc hat sich verpflichtet, einen Großteil der Kindererziehung auf sich zu nehmen, damit ich mein Betätigungsfeld erweitern konnte. Wir haben sieben Kinder gehabt. Und jedesmal hat er sein Versprechen eingehalten. Er hat wie ich nachts die Flaschen gegeben, die Kinder zur Schule begleitet, hat auch deren Lehrer aufgesucht und sie sonntags betreut. Und dies zu einer Zeit, wo die Aufgabenteilung im Ehepaar überhaupt nicht zur Debatte stand. Er war und ist immer noch ein vorbildlicher Vater.

Nach Monique Pelletier

Iéna 2004 LV1 (avec l'autorisation d'Espace Prépas)

Le gouvernement français veut supprimer un jour férié au nom de la solidarité envers les personnes âgées. Le choix de ce jour n'étant pas encore définitivement fixé, je propose le 14 juillet, car ce jour n'a plus aucun sens : L'égalité ? La fraternité ? Que veulent dire ces mots dans notre société actuelle ? La mortalité exceptionnelle de nos concitoyens âgés, une honte pour un pays développé comme le nôtre, s'explique par l'individualisme grandissant, les relations familiales détériorées. Elle résulte aussi de la vie « moderne » qui promeut la mobilité professionnelle au lieu de protéger toutes les structures familiales. Gouverner, c'est prévoir, dit-on. Il semble que nos hommes politiques n'ont pas réagi assez vite cet été. N'auraient-ils pas pu faire une campagne de prévention sur les risques liés à la chaleur ? Mais peut-être était-il plus facile de nous imposer une journée de travail supplémentaire et de transformer une erreur en culpabilité collective…

D'après un article de Jean-Philippe Cottin et et A. Cluzet Télérama n°2800 du 13 au 19 septembre 2003

Corrigé

Die französische Regierung will einen arbeitsfreien Tag streichen und zwar im Namen der Solidarität mit den Senioren. Da die Wahl dieses Tages noch nicht endgültig feststeht, schlage ich den 14. Juli vor, denn dieser Tag hat ja keine Bedeutung mehr : Gleichheit? Brüderlichkeit? Was heißen wohl diese Wörter in unserer heutigen Gesellschaft? Die außergewöhnlich hohe Sterblichkeitsziffer unserer alten Mitbürger, die ja für ein entwickeltes Land wie unseres eine Schande ist, erklärt sich aus dem zunehmenden Individualismus und den zerrütteten Familienverhältnissen / der Verschlechterung der Beziehungen im Familienkreis. Sie ist auch auf die „moderne” Lebensart zurückzuführen, die die berufliche Mobilität fördert, statt alle familiären Strukturen zu schützen. Die Regierungskunst ist die Kunst der Voraussicht, heißt es. Allem Anscheine nach haben unsere Politiker im letzten Sommer nicht schnell genug reagiert. Hätten sie nicht eine Präventivkampagne gegen die Risiken starten können, die mit der Hitzewelle verbunden sind? Es war aber wohl viel einfacher, uns einen zusätzlichen Arbeitstag aufzuerlegen und einen Fehler in eine Kollektivschuld zu verwandeln…

Nach Télérama

Ecricome 2005 LV1

Le déclin de l'empire

Hartmut, carrossier, épaules larges et cheveux courts, presse le pas pour aller travailler. Il est inquiet pour son avenir, comme la plupart de ses collègues des chaînes de montage de Volkswagen à Wolfsburg. Le directeur financier du trust numéro 1 de l'automobile européenne évoquait, ces dernières semaines, la suppression de 30000 emplois dans les années à venir, si les salariés n'acceptent pas le blocage de leurs salaires. Hartmut travaille depuis vingt-quatre ans chez Volkswagen et la "garantie de l'emploi" est pour lui aussi importante que les augmentations de salaire. "Plus même", rectifie-t-il. Wolfsburg emploie 50000 salariés, dont 20000 environ à la production. Sur les 176544 employés du groupe, 103000 travaillent dans les usines de l'ouest de l'Allemagne. Volkswagen s'est forgé une réputation de modèle social en instaurant la réduction et la flexibilité du temps de travail contre les suppressions d'emploi. Mais, selon la direction, les salaires de VW sont supérieurs de 20 ceux de la branche métallurgie et de 11eux de Mercedes ou BMW.

Sud-Ouest 25/10/2004

Corrigé Der Verfall des VW-Reiches

Hartmut, ein Karosseriebauer mit breiten Schultern und kurzen Haaren beschleunigt seine Schritte auf dem Weg zur Arbeit. Er ist um seine Zukunft besorgt, wie die meisten Kollegen von den Montagebändern bei Volkswagen in Wolfsburg. Der Finanzgeschäftsführer des Konzerns Nummer eins der europäischen Automobilindustrie erwähnte in den letzten Wochen den eventuellen Abbau von 30000 Arbeitsplätzen in den kommenden Jahren, wenn die Arbeitnehmer den Lohnstopp nicht annehmen. Hartmut ist seit vierundzwanzig Jahren bei Volkswagen tätig und „die Sicherung des Arbeitsplatzes” ist für ihn genauso wichtig wie die Lohnerhöhungen. „sogar mehr”, berichtigt er sich. Wolfsburg beschäftigt 50000 Arbeitnehmer, darunter etwa 20000 bei der Herstellung. Von den 176544 Mitarbeitern des Konzerns arbeiten 103000 in den westdeutschen Werken. Volkswagen hat sich den Ruf eines sozialen Vorbilds erworben, indem er zur Bekämpfung des Stellenabbaus die Arbeitszeitverkürzung und –flexibilität einführte. Die Direktion meint aber, die Löhne seien bei VW um 20 Prozent höher als (die) bei der Metallbranche und um 11 Prozent höher als (die) bei Mercedes oder BMW.

Nach Sud-Ouest


HEC 2005 LV1

Elle est entrée dans le café enfin. Des paquets à la main. Radieuse. Si belle. La souplesse de ce corps de danseuse.
- Où étais-tu passée ? Je commençais à être un peu inquiet…
- Oh, excuse-moi… Je me suis attardée dans les magasins… Une librairie, tout près d'ici…
Il a regardé ce qu'elle avait acheté. Un livre sur Egon Schiele, un autre sur les dessins de Dürer conservés à l'Albertina.
- Tu deviens viennoise, à ce que je vois…
- J'essaie, j'essaie… J'adore cette ville…
- Parce que tu viens d'arriver… Moi, tu sais, j'ai pour Vienne des sentiments beaucoup plus ambigus…
- Qu'est-ce que c'est, au fait, ce café?
- Le Braunerhof ? Mon dernier repaire… Celui où je viens lire le journal, rencontrer les copains de l'orchestre… On peut y déjeuner, aussi, à midi, c'est commode… Tu sais, à Vienne, chaque café a sa personnalité… Il faut savoir en changer… Le Havelka, par exemple, a perdu tout son charme, depuis quelques années… Maintenant, c'est rempli de touristes, d'étudiants, très bruyants… Le Sperl, lui, est devenu un peu triste… déserté…
- Eh bien, moi, j'ai découvert un café formidable… Toute seule…
- Toi, Barbara ? Dis-moi…

Guy Scarpetta, La suite lyrique, Paris, Grasset, 1992



Corrigé

Endlich hat sie das "Café" betreten. Mit Paketen in der Hand. Strahlend. So schön. Und wie geschmeidig, dieser Körper einer Tänzerin!
- Wo bist du denn geblieben? Ich wurde langsam um dich besorgt…
- Oh, Verzeihung, ich habe mich etwas länger in den Geschäften aufgehalten … In einer Buchhandlung, die ganz in der Nähe ist…
Er sah nach, was sie gekauft hatte. Ein Buch über Egon Schiele, ein anderes über die Zeichnungen Dürers, die in der „Albertina” aufbewahrt sind.
- Du wirst Wienerin, wie ich sehe…
Ich versuch's wenigstens… ich habe diese Stadt unheimlich gern…
- Weil du erst seit kurzer Zeit hier bist… Ich aber empfinde Wien gegenüber viel mehr gemischte Gefühle, weißt du…
- Was ist das eigentlich für eine Gaststätte, dieses „Café”?
- Der Braunerhof? mein jüngstes Stammlokal… dasjenige, in dem ich die Zeitung lesen und Kameraden vom Orchester treffen kann… Hier kann man auch zu Mittag essen, es ist praktisch… Weißt du, in Wien hat jedes Café seine eigene Note… Man soll nicht zögern, sich ein neues auszuwählen… Das Havelka, zum Beispiel, hat seit einigen Jahren seinen Reiz völlig verloren… Nun ist es voll von Touristen und Studenten, die einen heillosen Lärm machen … Und das Sperl ist etwas traurig geworden, wird kaum besucht…
- Nun, ich habe eine tolle Gaststätte, ein „Café” entdeckt, ganz allein!
- Du, Barbara? Erzähl mal…

Nach Guy Scarpetta



HEC 2005 LV1 (épreuve d'anglais)

Arrivé sur l'île fin novembre, il écrivit à Hada une première lettre pour lui dire qu'elle lui manquait, qu'il en souffrait à chaque instant, qu'il ne pourrait pas vivre longtemps si éloigné d'elle, et qu'il était tenté de tout laisser tomber. Dans une deuxième lettre, postée en février 1914, il se plaignait d'être continuellement malade ; à coup sûr, il ne passerait pas sa vie entière dans cette île ! Que son épouse ne soit pas surprise si, un jour, elle le voyait revenir ! Mais dans une troisième lettre, écrite en mai, il lui apprenait que le travail, finalement, ne lui déplaisait pas, qu'il s'entendait bien avec Gebrayel, et que celui-ci envisageait de lui confier des responsabilités, en lui doublant son salaire initial. Dans la quatrième, il lui annonça sur un ton euphorique qu'il était devenu le bras droit de son beau-frère, lequel ne pouvait plus se passer de lui ; à présent, son choix était fait, il vivrait à Cuba pour toujours, et il était sur le point de louer un grand appartement au centre de la capitale, tout près des magasins La Verdad — installés à présent dans l'ancienne demeure du général Gomez.

Amin Maalouf, Origines, Grasset & Fasquelle, 2004



Corrigé

Nachdem er Ende November auf der Insel angekommen war, schrieb er einen ersten Brief an Hada, um ihr zu sagen, dass er sie vermisse und immer wieder darunter leide; er könnte, meinte er, nicht lange so weit weg von ihr leben und fühle sich versucht, alles fallen zu lassen. In einem zweiten Brief, den er im Februar 1914 eingeworfen hatte, klagte er darüber, dass er ständig krank sei; sein ganzes Leben werde er bestimmt nicht auf dieser Insel verbringen! Darum sollte sich seine Frau nicht wundern, wenn sie eines Tages feststellte, dass er zurückgekommen sei! In einem dritten Brief aber, den er im Mai geschrieben hatte, teilte er ihr mit, dass die Arbeit ihm schließlich einigermaßen gefalle, dass er sich mit Gebrayel gut verstehe und dieser die Absicht geäußert habe, ihm Verantwortung anzuvertrauen, wobei er sein ursprüngliches Gehalt verdoppeln würde. Im vierten Brief kündigte er ihr in euphorischem Ton an, er sei seines Schwagers rechte Hand geworden und dieser könne nicht mehr auf ihn verzichten. Nun habe er seine Wahl getroffen: Er werde für immer auf Kuba leben und schicke sich an, eine geräumige Wohnung im Zentrum der Hautpstadt zu mieten, ganz in der Nähe der Geschäfte La Verdad, die nun im ehemaligen Wohnhaus von General Gomez eingerichtet seien.

Nach Amin Maalouf

Iéna 2005 LV1 (avec l'autorisation d'Espace Prépas)

Le Figaro : Avant vous, aucun chancelier allemand n'avait participé à la commémoration du Débarquement de Normandie. Votre présence s'explique- t-elle par la fait que votre génération est la première à ne pas avoir connu la guerre ? Ou bien l'Allemagne a-t-elle retrouvé son innocence ? Gerhard Schröder : Ce n'est pas une question de personne. J'ai été invité en tant que représentant politique d'une Allemagne qui fait partie de la communauté des nations et qui est profondément démocratique. Avec la France nous voudrions offrir une perspective à l'Europe. Voilà pourquoi je suis convaincu d'avoir fait le bon choix en acceptant cette invitation pour laquelle je suis très reconnaissant. Il ne s'agit pas de nier la responsabilité de mon pays. Le souvenir du passé doit toujours rester vivace si l'on veut construire une Europe pacifique. Sinon, elle ne pourrait pas avancer. Il faudrait moins parler de culpabilité et beaucoup plus de devoir à l'égard des générations futures.

Le Figaro, 6 juin 2004

Corrigé

Le Figaro : Vor Ihnen hatte kein deutscher Bundeskanzler an der Gedenkfeier der Landung der Alliierten in der Normandie teilgenommen. Ist Ihre Anwesenheit dadurch zu erklären, dass Ihre Generation die erste ist, die den Krieg nicht erlebt hat? Oder hat Deutschland seine Unschuld wiedergefunden? Gerhard Schröder : Die einzelnen Menschen haben damit nichts zu tun. Ich wurde als Vertreter eines Deutschland eingeladen, das der Gemeinschaft der Nationen angehört und zutiefst demokratisch ist. Mit Frankreich möchten wir Europa eine neue Zukunftsperspektive eröffnen. Deswegen bin ich überzeugt, dass ich die richtige Entscheidung getroffen habe, als ich diese Einladung angenommen habe, für die ich auch sehr dankbar bin. Es geht nicht darum, die Verantwortung meines Landes zu leugnen. Die Erinnerung an die Vergangenheit soll immer lebendig bleiben, wenn wir ein friedliches Europa aufbauen wollen. Sonst kann es nicht voranschreiten / vorwärts gehen. Man sollte gegenüber den künftigen Generationen weniger von Schuld und wesentlich mehr von Pflicht sprechen.

Nach Le Figaro


Ecricome 2006 LV1

A propos des relations franco-allemandes, M. Giscard d’Estaing a estimé qu’après le duo Kohl-Mitterrand, il n’y avait plus jamais eu « la même intimité » au plus haut niveau. Comme on lui opposait que la relation Chirac- Schröder semblait bonne, il a répondu : « non. » — Ils s’embrassaient devant les caméras ? « Mais tout le monde s’embrasse devant les caméras » , a ironisé VGE. La relation franco-allemande « est » et « reste bonne ». « Entre les dirigeants, c’est plus compliqué », a observé VGE, en distinguant « trois périodes » dans l’Histoire récente des deux pays. D’abord celle, « très curieuse », entre Charles de Gaulle et Konrad Adenauer, « deux hommes de culture très différente », mais « qui se sont entendus, compris ». Puis, il y eut « la grande intimité entre Schmidt et moi ». « Nous avions la même culture, la même expérience, le même goût de l’économie ». Troisième épisode de cette intimité, celle « entre Mitterrand et Kohl, assez paradoxale, car les deux hommes étaient très différents ». Mais « ils avaient développé entre eux, dans les deux sens, une relation personnelle forte et utile ». « Depuis, ça ne s’est pas reproduit », a relevé l’ancien président.

Le Figaro, 6 juin 2004, D’après une dépêche de l’AFP Dimanche 30 octobre 2005



Corrigé

Zu den deutsch- französischen Beziehungen meinte Giscard d’Estaing, dass nach dem Duo Kohl und Mitterrand „dieselbe Intimität” auf höchster Ebene nie wieder festgestellt wurde. Da ihm entgegnet wurde, das Verhältnis zwischen Chirac und Schröder scheine doch gut zu sein, antwortete er : „Nein.” — Vor den Kameras umarmten sie sich aber ? „Nun, alle Politiker umarmen sich vor den Kameras”, meinte Giscard d’Estaing ironisch. Das deutsch-französische Verhältnis sei und bleibe gut, meinte er. „Zwischen den Führungspolitikern ist es komplizierter”, bemerkte Giscard d’Estaing, wobei er in der jüngsten Geschichte der beiden Länder drei Zeitabschnitte unterschied. Zunächst habe es die Zeit des „recht merkwürdigen” Verhältnisses zwischen Charles de Gaulle und Konrad Adenauer gegeben, zwei Männern, deren jeweilige Kultur stark von der anderen abweiche, die sich aber gut verstanden und einander begriffen hätten. Dann „ist die Zeit der innigen Vertrautheit zwischen Schmidt und mir gekommen. Wir hatten die gleiche Kultur, die gleiche Erfahrung und das gleiche rege Interesse für Volkswirtschaft.” Die dritte Periode dieser Intimität sei die zwischen Kohl und Mitterrand gewesen, „ein ziemlich paradoxes Verhältnis, da beide Männer sich stark voneiander unterschieden; sie hatten aber, jeder zum anderen, eine enge und nützliche persönliche Beziehung entwicklelt.” „Seitdem ist es nicht wieder vorgekommen”, unterstrich der ehemalige Staatspräsident.

Nach der AFP

HEC 2006 LV1

Né le 18 décembre 1879 à Münchenbuchsee (Suisse), Paul Klee se veut d’abord musicien. A onze ans, il est violoniste à l’orchestre municipal de sa ville d’adoption, Berne. En 1898, pourtant il décide d’étudier la peinture, à Munich… Les années passant, Klee s’applique à théoriser et à expliquer son travail, sans doute encouragé par le succès : il a signé un contrat avec la galerie Hans Goltz et y fait en 1920 sa première rétrospective, avec 362 œuvres. En 1920, Walter Gropius lui demande de devenir professeur à l’école d’architecture de Weimar, le célèbre Bauhaus. C’est cette même année qu’il prononce sa formule célèbre : « L’art ne reproduit pas le visible ; il rend visible… » Sa réputation va grandissant ; il suscite l’intérêt des surréalistes, qui l’invitent à participer à leur première exposition collective, à Paris, en 1925. Mais la montée du nazisme met fin à cette histoire heureuse : Klee n’est pas directement touché par la dissolution du Bauhaus, décidée par Göring en avril 1933, car il a démissionné deux ans plus tôt pour enseigner à l’académie de Düsseldorf. Mais il est destitué par le nouveau régime, et ses œuvres sont incluses dans les expositions d’art « dégénéré » organisées par les nazis. Au total, plus de 100 œuvres sont retirées des collections publiques allemandes ou vendues. En décembre 1933, Klee revient à Berne.

Le Monde 24.06.05

Corrigé



<Paul Klee wird am 18. Dezember 1879 in Münchenbuchsee (Schweiz) geboren; er will zuerst Musiker werden. Mit elf Jahren wird er Violinist im Stadtorchester seiner Wahlheimat Bern. 1898 entschließt er sich aber, die Malerei in München zu studieren… Jahre verstreichen, in denen sich Klee zunehmend bemüht, sein Schaffen zu erläutern und dessen theoretische Grundlagen zu erarbeiten, wobei sein Erfolg wohl als Ansporn wirkt: Er hat einen Vertrag mit der Galerie Hans Goltz unterzeichnet und eröffnet dort 1920 seine erste retrospektive Einzelausstellung, die 362 Werke umfasst. 1920 lädt ihn Walter Gropius ein, an der Weimarer Bauhochschule, dem berühmten Bauhaus, Professor zu werden. Im gleichen Jahr äußert er seinen berühmten Spruch: „Kunst gibt nicht das Sichtbare wieder, sondern macht sichtbar.” Sein Ansehen wächst immer mehr. Er erregt das Interesse der Surrealisten, die ihn bitten, sich an ihrer ersten kollektiven Ausstellung in Paris im Jahre 1925 zu beteiligen. Der Aufstieg des Nazismus setzt aber dieser glücklichen Periode ein Ende. Klee ist von der Auflösung vom Bauhaus, die im April 1933 von Göring beschlossen wurde, nicht direkt getroffen, denn er ist zwei Jahre früher zurückgetreten, um eine Professur an der Düsseldorfer Kunstakademie anzunehmen. Er wird jedoch von der neuen Regierung abgesetzt und seine Werke werden in die Ausstellungen „Entartete Kunst” mit einbezogen, welche von den Nazis veranstaltet werden. Insgesamt werden über 100 Werke aus den Sammlungen der deutschen Museen beschlagnahmt oder verkauft. Im Dezember 1933 kehrt Klee nach Bern zurück.

Nach Le Monde

Ecricome 2007 LV1

Il existe une différence fondamentale entre les systèmes politiques français et allemand. En Allemagne, presque toutes les coalitions sont envisageables et même réalisables. A Berlin, le maire socialiste qui a triomphé aux dernières élections a le choix entre les « rouges » et les Verts. A Schwerin, le chef du gouvernement n'a surpris personne en disant qu'il mènerait des conversations à la fois avec les ex-communistes et les Chrétiens-démocrates avec lesquels il pourrait former une grande coalition.

Dès la naissance de la République fédérale, en 1949, il a été admis que les gouvernements des Länder n'avaient pas à être composés sur le modèle du gouvernement fédéral. L'une des principales raisons pour lesquelles la social-démocratie s'est montrée raisonnable et réformiste, notamment avec son programme de Bad-Godesberg en 1959, c'est qu'elle a exercé un vrai pouvoir à Hambourg, à Hanovre, en Hesse, tantôt avec les libéraux, tantôt avec les chrétiens-démocrates, tantôt seule. Quand, après 17 ans d'opposition, elle a accédé au pouvoir, la social-démocratie avait déjà une expérience gouvernementale.

D'après : Alfred Grosser,
La Croix,27 septembre 2006

Corrigé

Es besteht ein grundsätzlicher Unterschied zwischen dem französischen und dem deutschen Regierungssystem. In Deutschland sind fast alle Regierungskoalitionen denkbar und können auch verwirklicht werden. Nach seinem Triumph bei den letzten Wahlen hat der sozialdemokratische Regierende Bürgermeister von Berlin die Wahl zwischen den „Roten” und den Grünen. In Schwerin hat sich niemand über den Regierungschef gewundert, als dieser meinte, er würde zugleich mit den Ex-Kommunisten und den Christdemokraten Gespräche führen, mit denen er eine große Koalition bilden könnte.

Schon bei der Entstehung der Bundesrepublik im Jahre 1949 wurde anerkannt, dass die Landesregierungen nicht nach dem Muster der Bundesregierung zusammengesetzt werden mussten. Einer der Hauptgründe dafür, dass die Sozialdemokratie sich vernünftig zeigte und ihren Reformgeist an den Tag legte, namentlich 1959 mit ihrem Parteiprogramm in Bad Godesberg, ist der Umstand, dass sie in Hamburg, Hannover und in Hessen die Regierungsgewalt tatsächlich ausübte, einmal mit den Liberalen, ein andermal mit den Christdemokraten oder auch allein. Als die Sozialdemokratie nach 17 Jahren in der Opposition zur Macht gelangte, hatte sie schon Erfahrung in der Ausübung der Regierungsgewalt.

Nach Alfred Grosser



 

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